Éditorial

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Quand un syndicat décide de faire grève, c’est généralement à la fin d’un processus et non pas en début. Un mouvement de grève vient le plus souvent pour protester contre une situation et à la suite de négociations qui n’ont pas abouti. Or, ce que l’on observe depuis quelques semaines au Maroc est tout à fait le contraire. Le gouvernement a été nommé il n’y a pas longtemps et vient à peine d’entamer ses fonctions. Les syndicats, alors qu’ils n’ont pas encore eu une seule séance de travail avec la nouvelle équipe, pas même pour une prise de contact, ont décidé, pour leur part, de se mettre en grève en ciblant des secteurs névralgiques comme le transport, la santé, les collectivités locales… La démarche a tout l’air d’une démonstration de force, les syndicats cherchant certainement à montrer au nouveau gouvernement leur capacité de nuisance. La démarche n’a rien de constructif. C’est de la surenchère manifeste.

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