Éditorial

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Ce n’est un secret pour personne. Dans n’importe quel ministère, il y a d’un côté le ministre et ses proches collaborateurs, qui changent au gré des urnes, et d’un autre, la technostructure, les directions, les fonctionnaires qui, eux, sont permanents. Et la conception qu’ont les uns et les autres de la gestion de la chose publique n’est pas toujours la même. Le nouveau ministre des affaires générales, Najib Boulif, invité dans une émission de débat sur Al Aoula mardi soir, a tenu des propos qui illustrent parfaitement ce décalage entre le politique et le technocrate. Selon le ministre, certains hauts fonctionnaires de son département lui ont reproché de s’être précipité en annonçant le chiffre de 52 milliards DH pour la Caisse de compensation. Le chiffre est pourtant juste et réel mais les techniciens du ministère ont fait remarquer à leur ministre qu’il aurait dû mettre en avant un autre chiffre moins alarmant de 47 milliards DH. Lui, tout nouveau dans ses fonctions, a préféré, dit-il, dire toute la vérité aux Marocains. Dieu seul sait ce que nous cachent encore nos technocrates.

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