Éditorial

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En début de semaine, le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, lors d’un échange informel avec la presse, a mis le doigt sur un détail pour le moins inquiétant. En abordant la question du projet de loi de Finances 2012, le ministre a clairement laissé entendre que le nouveau gouvernement a pratiquement dû tout revoir depuis le début à cause de chiffres, a-t-il dit, imprécis. Et c’est ce qui a retardé, selon lui, l’avancement du projet de loi de Finances. Que faut-il en déduire ? De deux choses l’une : soit que l’ancien gouvernement a sciemment présenté un projet de loi avec des éléments ne reflétant pas la réalité, soit alors qu’il travaillait sur des données et des hypothèses fausses. Et dans les deux cas ce n’est pas rassurant du tout parce que, au pire, il s’agirait d’une manipulation volontaire de chiffres et, au mieux, d’une erreur involontaire, certes, mais inadmissible.

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