Éditorial

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La cacophonie des chiffres bat son plein et personne, y compris au ministère des finances, ne semble en mesure d’éclairer l’opinion publique. Jugez-en ! Fin 2010, au moment de préparer la loi de Finances 2011, le gouvernement tablait sur un déficit budgétaire de 3,5%. On arrive à fin 2011, et on découvre avec quasi-certitude que le déficit sera largement supérieur à la prévision. Et déjà une première difficulté à ce niveau : certains parlent de 5,5%, d’autres de 6% mais aucune indication officielle et définitive. Mais il y a un deuxième problème et il est plus intriguant. Dans sa dernière livraison au sujet des comptes de l’Etat, le ministère des finances nous apprend qu’en 2011, nous avons dépensé 4 milliards de moins que prévu au début de l’année. En même temps, les recettes du Trésor ont dépassé les prévisions de 15 milliards. Et avec tout cela, on se retrouve avec un déficit plus lourd quand on le rapporte au PIB. A cela, il n’y a qu’une et une seule explication mathématiquement logique : c’est le dénominateur qui a baissé, c’est-à-dire le PIB. Or, cette thèse est impossible car, on nous dit aussi que le PIB a réalisé, en 2011, un taux de croissance d’au moins 4,5%. Mathématiquement, l’équation n’a pas de solution… à moins qu’on ne nous dise pas tout.

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