Éditorial

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Le Maroc a eu, sur les trois dernières années, un cycle de trois bonnes récoltes dont l’une est un record historique. Sur la même période, la vision publique pour le secteur agricole a complètement changé avec la mise en œuvre du Plan Maroc Vert. Pourtant cela n’empêche pas qu’à la première année de sécheresse, l’on retombe de nouveau dans la même situation de détresse. Avec une politique aussi volontariste et bien dotée en budget comme le Maroc Vert, l’agriculture est censée s’être nettement affranchie de l’aléa climatique. Et c’est aujourd’hui le cas en grande partie. En réalité, l’effet du manque de pluies est surtout perceptible au niveau, non pas de l’agriculture, mais plutôt de la population rurale. Il y a une grande différence. Dans la majeure partie de nos campagnes, les habitants de douars et de villages, par la force des choses, sont complètement tributaires de l’agriculture. C’est à ce niveau qu’il y a un autre travail à faire: encourager le développement d’autres activités et secteurs, comme le commerce, les services et pourquoi pas aussi de la petite industrie, de manière à affranchir nos campagnes de l’agriculture et donc de l’aléa climatique.

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