Éditorial

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Il y a deux jours, le gouvernement britannique a annoncé, pour des raisons budgétaires, la fermeture des usines étatiques qui servaient à faire travailler 2.000 handicapés. Voilà une décision de laquelle il faudrait tirer des enseignements. Quand on s’attaque à des problèmes sociaux, il y a deux façons de faire. La première est de parer dans l’immédiat à la détresse des populations. C’est un peu ce qui est fait chez nous. Des jeunes qu’on case à la va-vite dans les administrations, des gens payés parfois à ne rien faire, de l’assistance d’urgence apportée à des populations en situation difficile… Oui, il faut venir en aide en cas de détresse mais cela ne doit pas remplacer des solutions de fond. La deuxième manière de faire, plus douloureuse et plus longue, est de mettre en place des dispositifs durables. Quand on donne des vivres et des couvertures aux habitants de douars enclavés par la neige, cela les sauve cette année. Mais l’année prochaine, on devra faire de même. Par contre, si l’on avait construit des routes, des centres de santé, pensé à équiper les foyers en installations de chauffage, le problème aurait été réglé depuis longtemps.

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