Éditorial

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On ne le dira jamais assez, les deux véritables maux du Maroc sont la justice et l’éducation. Le gouvernement actuel, comme ceux qui l’ont précédé, le sait et tente d’attaquer le mal à la racine. Mais il ne faut pas s’attendre à des miracles. Il n’y aura pas de résultats immédiats et peut-être même pas de résultats du tout si les vraies questions ne sont pas traitées. Il ne s’agit pas d’échafauder à nouveau une super grande stratégie au terme de plusieurs mois ou années de réflexion. Comme dans beaucoup d’autres domaines, très souvent, le mal réside dans de petits détails. Tenez par exemple : savez-vous que depuis plusieurs années, il y a des enseignants de collèges publics, dans certaines disciplines comme le français, qui font grève chaque semaine que Dieu fait du mardi au vendredi ? Ces enseignants revendiquent un avancement d’échelle exceptionnel qu’ils disent avoir mérité. Et depuis trois ans au moins, il y a des centaines de milliers de collégiens qui n’ont jamais vu leurs professeurs de français. Personne n’en parle et l’on se demande pourquoi le niveau de nos bacheliers et de nos licenciés est si bas. Il ne sert à rien de réformer si les personnes censées porter la réforme, en l’occurrence les enseignants, sont démissionnaires.

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