Éditorial

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Lors de sa première rencontre officielle du dialogue social avec les représentants des syndicats, le chef de gouvernement a clairement appelé à la paix sociale. Il est dans son rôle. Maintenant, il ne faut pas s’attendre à ce que les syndicats se contentent seulement de belles paroles. Les centrales, du moins celles actives et représentatives, ont d’autres agendas et obéissent à leurs bases. Quand elles font des grèves, elles sont aussi dans leur rôle. En revanche, s’il y a une question à régler rapidement, c’est celle justement du texte de loi sur la grève. En l’absence d’une réglementation claire en la matière, c’est comme si on jouait sans aucune règle du jeu. Le principe de la grève est essentiel à l’équilibre des rapports de force. Mais quand il est exercé de manière sauvage, ou quand il est politisé à outrance, il devient préjudiciable à tout le pays en le privant de centaines de jours de services publics, de travail, de production et de richesse y compris pour les premiers concernés, c’est-à-dire les grévistes. Le dialogue social doit aussi traiter de cette question et pas seulement des augmentations des salaires très chères aux syndicalistes.

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