Éditorial

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Il est étonnant cet attachement qu’ont nos voisins algériens à l’Histoire. Le 18 mars est l’anniversaire des accords d’Evian qui proclamaient le cessez-le-feu et préparaient à l’indépendance de l’Algérie en mettant fin à deux siècles de protectorat français. Et comme chaque année, la fête est l’occasion d’adresser à l’ancien colon, la France, une batterie de reproches, de lui rappeler tous les méfaits qu’il a commis durant ces deux siècles et de lui demander encore des excuses. Certaines ONG algériennes, entre autres, relancent chaque année aussi le débat sur la criminalisation de la colonisation. Mais étonnamment, nos voisins n’ont pas la même mémoire vive par rapport à tous les faits historiques. Autant ils n’ont pas encore fait le deuil du protectorat, autant ils ont effacé de leurs mémoires toute l’aide apportée durant des années par le Maroc au moment de leur lutte pour l’indépendance. Ils ont oublié aussi un certain accord, même verbal, passé avant le départ des Français, sur le tracé des frontières.

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