Éditorial

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Les retraites. Voilà encore une autre réforme douloureuse qu’aucun gouvernement, sur les dix dernières années, n’a eu le courage d’attaquer frontalement et sérieusement. La réforme sera douloureuse dans la mesure où elle passera nécessairement par des mesures impopulaires comme l’augmentation de l’âge de départ en retraite, l’augmentation des taux de base et donc des cotisations prélevées à la fin de chaque mois sur les fiches de paie. Elle ne plaira certainement pas aux employeurs et chefs d’entreprise non plus qui devront inévitablement contribuer au sauvetage en mettant la main à la poche via les cotisations patronales. Dans certains pays qui sont passés par là, la réforme des retraites a pris au moins dix années de débat, de réflexion et parfois même de confrontations qui ont fini dans la rue. Au Maroc, la réforme a été lancée en 2003 pour une mise en œuvre en 2010 avant d’être repoussée par le gouvernement de Abbas El Fassi à 2011. Nous sommes en 2012, toujours aucune nouvelle et le gouvernement de Benkirane annonce qu’il n’y aura pas de réforme globale avant 2014. A ce rythme, il nous faudra 25 ans pour venir à bout de ce chantier. Mais le problème est qu’avant 2020, il y a une forte probabilité de ne plus pouvoir payer les retraités, du moins les fonctionnaires.

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