Éditorial

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Un plan d’action bien ficelé, une organisation minutieuse, un mode opératoire de terroristes professionnels… ce qui a été dévoilé avec le démantèlement de la cellule de Meknès donne des frissons. Mais cela doit aussi interpeller. Il y a quelques années, notamment après les tristes attentats du 16 mai 2003, la thèse la plus admise était que le terrorisme se développait là où il y avait de la marginalisation et de l’exclusion sociale, tant que ceux qui étaient aux commandes étaient coupés de la réalité du terrain. Or ces dix dernières années, on ne peut pas dire que rien n’a été fait. Avec le Ramed, les projets sociaux de l’INDH et de la Fondation Mohammed V, les villes sans bidonvilles et la multitude d’autres programmes dédiés à la lutte contre la pauvreté et les milliards DH que cela coûte, la situation est censée s’être nettement améliorée. Si après tout cela, il y a encore des extrémistes à l’esprit tordu qui ne jurent que par le sang et la violence, cela veut dire que la thèse initiale est partiellement fausse. La pauvreté n’y est plus pour rien. Ces gens-là ont manifestement d’autres objectifs, éminemment politiques.

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