Éditorial

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On est le 16 juillet 2008. Lors d’une séance de questions orales à la première Chambre, le groupe du PJD fustige le ministre des affaires économiques et générales de l’époque, Nizar Baraka, à la suite d’une hausse des prix à la pompe effectuée quelques jours auparavant. Ce jour-là c’était un certain Najib Boulif qui prenait la parole pour le compte du PJD pour interpeller son collègue d’aujourd’hui et pour reprocher au gouvernement de l’époque de n’avoir rien prévu comme mesures en faveur des pauvres pour compenser cette hausse. L’idée étant de réaliser un meilleur ciblage en rétablissant la vérité des prix et en reversant aux plus nécessiteux des aides financières directes grâce aux économies réalisées sur la Caisse de compensation. Ironie de l’Histoire, aujourd’hui, c’est le même Najib Boulif, devenu entre- temps ministre des affaires économiques et générales, qui a décidé d’augmenter les prix à la pompe en refaisant exactement ce qu’il dénonçait encore il y a quatre ans. La théorie est une chose et la pratique en est une autre…

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