Éditorial

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En janvier 2009, alors que la crise économique mondiale était à ses débuts, le gouvernement marocain avait pris une sage décision en instaurant un comité dit de veille. Ce comité était une réponse inédite à la détérioration de la conjoncture puisqu’il permettait au secteur privé d’être constamment en concertation avec l’administration et à cette dernière de prendre en permanence la température de l’économie réelle. Au fil des mois, en plus de superviser la mise en œuvre des mesures d’urgence lancées à l’époque, le comité s’est avéré être un excellent outil pour donner aux décideurs, aussi bien dans le public que dans le privé, des éléments d’analyse et de décision en temps réel. Voilà donc une mesure qui ne coûtait strictement rien à personne, surtout l’Etat, mais qui apportait énormément à l’économie et qui a permis tout de même d’atténuer les effets de la mauvaise conjoncture. Aujourd’hui, on a apparemment décidé d’abandonner cette idée alors que nous sommes paradoxalement au plus fort de la crise et qu’une telle structure aurait été encore plus utile. C’est dommage !

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