Éditorial

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La réforme de la justice. Voilà un chantier que tous les Marocains espèrent voir aboutir dans les plus brefs délais. Toutes les composantes de la société marocaine y placent d’ailleurs un grand espoir. Personne ne doute de la nécessité mais surtout de la complexité de la réforme du système judiciaire. Le ministre de la justice, Mustapha Ramid, qui est un avocat de profession, en connaît quelque chose. Quelques semaines seulement après l’installation de la Haute Instance nationale du dialogue sur la réforme de la justice, les premiers problèmes ont commencé à surgir au point qu’on a l’impression que l’Instance a du mal à fédérer autour d’elle les principaux acteurs impliqués dans le secteur. Après une première réaction du Club des Magistrats du Maroc qui s’est senti exclu du débat, voilà que l’Association des barreaux du Maroc monte au créneau pour dénoncer «l’unilatéralisme» du ministère de tutelle dans la prise de décision. Il est encore tôt pour évaluer l’approche adoptée sur ce sujet, mais ces premiers soucis n’augurent rien de bon. Le ministre veut que cette approche soit participative même s’il sait déjà qu’il ne pourra pas compter sur deux instances des plus représentatives dans le secteur.

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