Éditorial

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Le contrôle qu’opère l’Etat sur les tarifs du transport en commun dont les taxis est à double tranchant. D’un côté, on peut le voir d’un bon œil dans la mesure où ce contrôle permet tout de même de protéger le pouvoir d’achat du citoyen contre l’opportunisme et la cupidité de certains professionnels qui, à la première hausse des prix à la pompe, profitent pour plumer les clients. Mais d’un autre côté, le fait que l’Etat fixe encore les tarifs est un anachronisme flagrant avec l’orientation générale de notre économie vers la libéralisation. Maintenir les prérogatives des autorités publiques dans la fixation des prix est de nature à fausser le jeu et donne une image rétrograde de notre économie au moment où le Maroc tente de se  hisser au rang des grands pays émergents. Si demain, les prix à la pompe devenaient libres, comme en Europe, ils pourront changer plusieurs fois par mois, si ce n’est plus.  Et à chaque fois, les professionnels devront négocier avec l’Etat les tarifs à appliquer. Le seul moyen de dépasser ce système intenable, c’est la loi. Les professionnels doivent avoir, une bonne fois pour toutes, une grille qui leur permet d’indexer leurs tarifs sur les prix à la pompe. On n’aura plus besoin ni du wali, ni du gouverneur, ni du ministère de l’intérieur.

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