Éditorial

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Près de 8.000 enseignants viendront renforcer cette année les effectifs du ministère de l’éducation nationale. Ce ministère est le deuxième plus gros recruteur cette année après celui de l’intérieur. Ce contingent de nouveaux instituteurs et professeurs de collèges et de lycées est censé combler le sous-effectif dont souffrent nos écoles. C’est en tout cas ce que nous affirme le ministère. Or la réalité est tout autre. Le vrai problème réside dans les disparités spatiales. Aujourd’hui dans certains établissements des grandes villes, on ne peut pas dire que les instituteurs croulent sous le travail. Beaucoup d’entre eux se contentent de trois ou quatre demi-journées de classe par semaine. Et encore! En même temps, dans d’autres régions, des écoles sont fermées pour manque d’enseignants. Au lieu de recruter 8.000 nouveaux enseignants d’un seul coup, l’Etat pourrait économiser des postes budgétaires en se déployant d’abord dans les régions.

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