Éditorial

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«Faites ce que je dis, ne faites pas ce que je fais». Cette célèbre boutade de Bonaparte s’applique parfaitement au parti de l’Istiqlal. Comme les autres formations, l’Istiqlal fonde une grande partie de son discours de mobilisation sur la démocratisation nécessaire. Mais quand il s’agit de ses propres instances, voilà que le parti préfère le consensus à l’expression libre de la volonté des militants. Sinon comment expliquer l’interruption inattendue de  l’élection du nouveau secrétaire général qui devait se dérouler dimanche dernier. Ce n’est un secret pour personne surtout depuis que Abbas El Fassi et le ministre Mohamed El Ouafa font le grand déballage sur la scène publique. Le parti de l’Istiqlal n’a pas donné la meilleure image de lui. Mais l’Istiqlal n’est pas le seul à vivre une telle schizophrénie. Dans d’autres formations politiques, syndicats, associations, fédérations, des dirigeants censés être élus pour un nombre limité de mandats sont encore là depuis 20, 30 ans, voire plus. Comment veulent-ils que le citoyen les croie quand ils lui parlent de démocratie ?

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