Éditorial

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Le problème des habitations menaçant ruine s’achemine vers les mêmes complications que celui des bidonvilles. On en convient, aujourd’hui, la première urgence et la priorité des pouvoirs publics doit être de protéger d’abord les vies humaines en faisant évacuer les maisons en question. Et s’il le faut, manu militari. Maintenant, on ne peut pas non plus demander à des familles entières, dont beaucoup comptent des personnes âgées et des enfants en bas âge, de tout abandonner du jour au lendemain et d’accepter d’être «parquées» et surtout oubliées dans des hangars, des dépôts ou autres lieux qui ne remplissent pas les conditions les plus basiques nécessaires à la vie humaine. Par le passé, à Casablanca même, des familles évacuées ont dû loger pendant plusieurs années dans des salles de classe avant d’avoir un logement décent. Il ne faut donc pas s’étonner de voir les habitants faire de la résistance.

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