Éditorial

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A chaque fois que le sujet de la balance commerciale est soulevé, appuyé par les chiffres catastrophiques de nos exportations et de notre déficit commercial, le discours dominant semble toujours s’adresser presque exclusivement à l’Etat, aux pouvoirs publics. La démarche est biaisée car au final si notre balance commerciale est malmenée, c’est parce que nos exportations ne sont pas à la hauteur. Et cela, ce n’est pas à cause de l’Etat mais en grande partie de nos entreprises qui ne sont pas performantes à l’export. Dans certains secteurs traditionnellement exportateurs, comme le textile, les chefs d’entreprises sont restés figés sur un schéma révolu depuis plus de 10 ans. Dans les années 80 et 90, ce sont les clients européens qui venaient jusqu’à nous pour passer commande. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le peu d’entreprises marocaines qui s’en sortent à l’export sont celles dont les patrons ont compris qu’ils n’étaient plus seulement des industriels mais aussi et surtout des commerciaux et des marketeurs…

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