Éditorial

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Le Maroc a depuis longtemps opté pour l’économie de marché. L’Etat n’intervient donc plus dans les prix des produits à l’exception de ceux qui sont subventionnés et d’autres spécifiques comme le tabac par exemple. Mais l’Etat a l’obligation d’intervenir quand le marché connaît des dysfonctionnements qui peuvent nuire au consommateur et au pays tout entier. Depuis tout temps, des commerçants et des intermédiaires malveillants profitent de chaque occasion pour manipuler les prix de manière frauduleuse en organisant les pénuries, en faussant les règles de l’offre et de la demande sur les marchés de gros par exemple, en procédant à du surstockage illicite… toutes ces pratiques sont punissables par la loi sur la concurrence et la liberté des prix, encore faut-il qu’elle soit appliquée. A la veille et pendant les premiers jours de Ramadan les réseaux mafieux, comme d’habitude, ont fonctionné. Même si le gouvernement a réagi, à travers le département de l’agriculture, en tentant d’expliquer au grand public qu’il n’y a pas de pénurie, sur le terrain, dans les marchés, le consommateur n’a pas le choix que de subir la loi de ces spéculateurs. L’Etat doit absolument sévir et lourdement pour faire cesser ces pratiques.

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