Éditorial

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Le ministre de l’équipement et du transport, Aziz Rabbah, a indiqué mercredi au Parlement que la réduction du nombre des accidents de circulation passe nécessairement par la sensibilisation et l’éducation routières. A quelques heures seulement d’intervalle, deux accidents survenaient (Youssoufia et Khouribga) coûtant la vie à 16 personnes sans compter les blessés. Si la sensibilisation était seule capable de stopper l’hémorragie sur les routes, le Maroc l’aurait déjà fait depuis belle lurette. L’Etat avait choisi depuis 1977 de créer le Comité national de prévention des accidents de la circulation (CNPAC). Un comité dont la principale mission est de piloter les stratégies de sensibilisation. Mais 35 ans après sa création, les routes tuent toujours autant sinon plus malgré l’utilisation parfois de campagnes très chocs sur la télévision. Il ne s’agit nullement d’abandonner la sensibilisation, loin de là, mais il faut en même temps sévir pour dissuader. Il est aujourd’hui inconcevable, après une réforme du code qui a coûté des milliards de dirhams, que les résultats ne suivent pas. A moins que le ministre Rabbah ait voulu parler d’une sensibilisation contre la corruption qui fait que le code ne soit pas aujourd’hui totalement appliqué…

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