Éditorial

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Comme chaque année à la même période, le patronat commence à affûter ses armes pour le prochain projet de loi de Finances. Le livre des doléances de la CGEM ne désemplit pas et la confédération est dans son rôle de défendre les entreprises auprès de la direction des impôts. Les doléances du privé ont un coût budgétaire. Mais le vrai coût est celui des impôts dus mais non payés, des revenus non déclarés, des activités et opérations au noir, de fausses déclarations…c’est là où il y a le vrai gisement pour les caisses de l’Etat. Et c’est à ce niveau aussi que se situe l’autre facette du rôle d’une confédération comme la CGEM. Cette dernière doit aussi sensibiliser ses membres, les chefs d’entreprises, à la nécessité que chaque contribuable paie l’impôt qu’il doit en toute conscience. Il n’est pas normal que chaque année plus de 70% des entreprises, qui déposent leurs déclarations au fisc, fassent état de pertes. L’équité de manière générale et fiscale en particulier est l’un des piliers majeurs de l’Etat de droit et de la démocratie. Le secteur privé qui réclame depuis des années une économie saine basée sur la transparence doit commencer par faire lui-même le ménage dans ses rangs…

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