Éditorial

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Non. On ne doit pas se limiter à des mots d’indignation et des phrases de compassions aux victimes des accidents de la route et à leurs familles. On ne doit pas non plus attendre des accidents dramatiques pour consacrer les Unes de la presse et les reportages des journaux télévisés à l’insécurité routière. Car s’il y a un dossier auquel la société et principalement le gouvernement doivent s’attaquer en urgence et avec une grande fermeté, c’est assurément les accidents de la route. Il ne se passe pas un mois, voire parfois une semaine, sans que l’on dénombre des morts par dizaines. Et le plus souvent, comme cela a été le cas récemment, ce sont les moyens de transport en commun qui tuent. L’Etat a tout essayé : la réglementation, la sensibilisation, la modernisation…il faut de la sanction ferme et sans merci. Et pour sanctionner, il faut un contrôle sérieux et surtout intègre. Si les autocars tuent trop, l’Etat doit placer un contrôleur, invisible de préférence, à bord de chaque véhicule qui remettrait systématiquement à l’arrivée aux services compétents un rapport sur le trajet. S’il faut une armée de contrôleurs, ce sera l’occasion pour l’Etat de donner un emploi aux milliers de jeunes chômeurs. Une telle solution peut paraître irréalisable pour certains à cause de son coût… mais y a-t-il un coût pour les milliers de vies humaines et les milliers de foyers décimés à cause des accidents et dont beaucoup se retrouvent  à la rue à la suite du décès d’un père ou d’une mère.

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