Éditorial

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Une cellule de crise a été mise sur pied après l’accident d’autocar de Tizi n’Tichka qui a fait 42 morts. Les circonstances l’ont dictée aussi, mais le gouvernement semble être devenu un spécialiste des cellules de crise. Prenons l’exemple de l’insécurité routière. Il existe aujourd’hui trois différents comités qui ont quasiment les mêmes membres et les mêmes objectifs. Nous avons un comité interministériel de la sécurité routière chapeauté par le chef de gouvernement, un autre comité permanent de la sécurité routière sous la présidence du ministre du transport et bien évidemment un troisième comité d’urgence qui vient d’être créé. La création d’une cellule de crise est une bonne chose en soi, mais la multiplication des intervenants et de comités rendra encore plus difficile la résolution des problèmes auxquels notre société fait face. Sinon, un seul des trois comités de lutte contre les accidents aurait déjà donné des résultats. On serait même tenté de dire que ces comités sont destinés à produire un effet d’annonce. Ce fut le cas d’ailleurs après l’effondrement d’une série de maisons à la médina de Casablanca. Un comité d’urgence a vu le jour. Aujourd’hui, on n’entend pratiquement plus parler de ce comité qui, depuis, est en état d’hibernation en attendant, peut-être, un autre effondrement…

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