Éditorial

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L’instauration des délais de paiement de par la loi est une grande avancée pour l’économie marocaine, certes. Mais elle risque de le rester sur papier uniquement si le secteur privé ne joue pas pleinement le jeu. Particulièrement les grandes entreprises qui sont en position de force vis-à-vis de leurs fournisseurs souvent des PME. Et si les responsables des grandes entreprises peuvent ne pas se presser pour se conformer à la nouvelle loi, c’est à la CGEM de veiller au grain, sans complaisance et en toute impartialité. La confédération a, pendant longtemps, été «taxée» d’être surtout un porte-parole des grandes entreprises au détriment de la PME. C’est donc pour elle une excellente occasion de regagner la confiance des « petits ». D’un autre côté, comme il s’agit d’une loi, l’Etat est lui aussi le premier responsable pour faire respecter la règle de droit. Mais l’administration a également un autre rôle à jouer : elle doit donner l’exemple en payant elle aussi ses fournisseurs dans les délais…

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