Éditorial

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Le train des réformes n’arrête jamais. Les décideurs qui font d’un projet de réforme une fin en soi se trompent. Depuis le début des années 90, le Maroc a entamé, avec plus ou moins de succès, de très nombreuses réformes. Certaines ont abouti, d’autres sont restées sans suite ou sans application. Depuis l’année 2000 seulement, on a vu naître le nouveau Code de la famille, le toilettage du Code du travail, sans oublier la refonte du code général des impôts, la révision à plusieurs reprises des barèmes de certains impôts, le démantèlement douanier et tout le cortège des mesures qui ont dû accompagner ces refontes. Mais avec tout cela, on n’est pas au bout de nos peines. Loin de là. Le Maroc est aujourd’hui face à de nouveaux défis qui imposent d’entamer une nouvelle génération de réformes encore plus audacieuses et portant sur des problématiques aussi sensibles que les précédentes. L’école, la justice, les retraites, la lutte contre la corruption, la régionalisation, la gouvernance…Tous ces chantiers sont aussi urgents et prioritaires les uns que les autres. Et contrairement à il y a 15 ou 20 ans, l’environnement est tellement perturbé et les attentes tellement grandes qu’on ne peut plus prendre tout son temps pour mener la réflexion. Les nouvelles réformes doivent être innovantes aussi dans la manière avec laquelle elles sont menées et mises en application. Au final, le développement auquel nous aspirons tous passe aussi par notre capacité à être constamment en mode réforme.

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