Éditorial

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La liberté de l’individu s’arrête là où commence celle des autres. Ce principe universel s’applique à tous les domaines y compris les libertés syndicales, à commencer par le droit de grève qui est garanti par la Constitution. Les agents des collectivités locales ont parfaitement le droit de faire grève pour défendre leurs intérêts. Mais ce faisant, ils privent des millions de citoyens de leur droit tout aussi fondamental au service public. Et c’est précisément le cas puisque depuis des années que le bras de fer dure entre l’administration et les syndicats, les communes et les arrondissements fonctionnent deux jours par semaine seulement. Le problème n’est pas dans l’exercice en soi du droit de grève mais dans la manière avec laquelle il est exercé. D’abord choisir de faire grève chaque semaine du mercredi au vendredi de manière à disposer de cinq jours chômés successifs ne relève pas de l’éthique du militantisme syndical. Ensuite, quand des salariés font la grève, ils sont généralement présents sur les lieux pour exprimer leurs revendications. Or dans beaucoup de communes et d’arrondissements, si ce n’est la majorité, il n’y a pas un chat ni à l’intérieur ni à l’extérieur. Les agents ne viennent même pas. En somme des vacances déguisées.

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