Éditorial

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En matière de développement en général et humain en particulier, il est vain de vouloir qualifier une situation actuelle ou de rechercher l’objectivité d’un jugement. Seuls les indicateurs parlent et encore. Car en face des chiffres, toutes les interprétations sont possibles selon la moitié du verre que l’on considère, remplie ou vide. C’est typiquement le cas aujourd’hui avec les chiffres que vient de présenter le ministère de la santé sur la mortalité maternelle. D’un côté, on découvre qu’au Maroc le nombre de décès de femmes pendant l’accouchement est passé de presque 400 pour 100.000, au début des années 80, à seulement 100 aujourd’hui. En d’autres termes, le Maroc a réalisé une réduction de 75%. Quand on sait les périodes difficiles par lesquelles est passé le pays, notamment en termes de moyens budgétaires qui ont été souvent limités, on peut qualifier cette réalisation de véritable exploit. Mais de l’autre côté, il est certain aussi que cet indicateur reste honteusement élevé quand on le compare à ceux d’autres pays comme la Tunisie, l’Egypte ou l’Iraq qui font nettement mieux que nous. Pourtant, ces pays et d’autres ne disposent pas forcément de plus de moyens. Mais au-delà de l’interprétation que l’on peut en faire, ces chiffres sont surtout la preuve que le développement humain et l’amélioration des indicateurs ne sont pas exclusivement une question de budgets…

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