Éditorial

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Le Maroc n’a jamais adopté une loi organique sur la grève. C’est d’ailleurs l’une des lois qui sont restées au stade de projets sans jamais pouvoir trouver un chemin vers l’adoption depuis des décennies. Mais la situation pourrait changer. L’adoption d’une loi organique en la matière est prévue par la nouvelle Constitution avec un deadline. En effet, le gouvernement en place dispose de 5 ans pour élaborer et adopter toutes les lois organiques prévues par la nouvelle Constitution, y compris la loi sur la grève. Mais l’équipe de Benkirane a déjà échoué, lors du dernier round de dialogue social, à convaincre les centrales syndicales de l’utilité de doter le pays d’une loi en la matière. Si certaines centrales proposent, comme préalable l’adoption d’une loi sur les syndicats, d’autres s’y opposent complètement par crainte, disent-elles, d’étouffer les libertés syndicales. Pour sa part, le gouvernement a pris la décision de procéder à des retenues sur les salaires des grévistes. Une mesure condamnée par les syndicats. Si toutes les parties campent sur leurs positions, l’adoption d’une loi organique sur la grève deviendra une tâche plus compliquée pour l’Exécutif.

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