Éditorial

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Comme chaque année, à la veille de l’Aïd Al Adha, on a droit au même refrain. Le prix du mouton grimpe à cause, non pas de facteurs économiques objectifs, mais tout simplement du réseau d’intermédiaires, smasria, chennaka et autres négociants spéculateurs qui n’hésitent pas à profiter d’une fête très attendue par les ménages pour les plumer. Ce sont les mêmes réseaux qui s’activent aussi la veille du Ramadan pour tirer des profits «indus» en spéculant sur les denrées alimentaires. Et ce sont ceux-là mêmes qui, tous les jours, font flamber les prix des légumes dans le commerce de détail. Cela fait des années que les pouvoirs publics connaissent l’origine du mal mais n’arrivent toujours pas à trouver une solution. Pourtant ces spéculateurs ne portent pas seulement préjudice à la poche du citoyen mais également à l’Etat, car quand il y a flambée des prix et atteinte au pouvoir d’achat, c’est toujours à l’Etat qu’on s’en prend et pas aux vraies sources du mal. Il est aujourd’hui grand temps de mettre un terme à des pratiques qui gâchent la joie de l’Aïd. Bonne fête.

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