Éditorial

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Les chefs d’entreprise de manière générale, la CGEM en particulier et tous ceux qui sont habitués chaque année à suivre le processus d’élaboration, de discussion et de vote de la loi de Finances savent pertinemment que les propositions fiscales contenues dans le projet ne sont pas toujours, comme on pourrait le croire, le fait du seul gouvernement ou d’un ministre, en l’occurrence celui des finances. Loin de là. Avant même qu’il ne prenne forme, la CGEM et la direction générale des impôts en discutent longuement durant au moins deux à trois mois. Généralement, au mois d’octobre de chaque année, c’est sans surprise que le secteur privé découvre les nouveautés fiscales qui ont été préalablement concertées. Mais cette année, il semble que la tradition ait été rompue, le gouvernement ayant décidé d’introduire, entre autres, le fameux impôt supplémentaire de solidarité sur les hauts revenus à la dernière minute, ou en tout cas après que les concertations avec le secteur privé ont été achevées. Ce faisant, le gouvernement a presque rompu un pacte qui faisait que privé et public travaillaient ces dernières années en parfaite intelligence. Une telle situation a permis au Maroc de réaliser de grandes avancées sur beaucoup de chantiers importants. Ce serait dommage de casser une telle mécanique…

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