Éditorial

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En août 2010, le Fonds Hassan II pour le développement économique et social, la Direction générale des collectivités locales, l’Agence urbaine de Casablanca et des associations locales ont procédé à la signature d’une convention pour la réhabilitation de l’ancienne médina. Un programme auquel une enveloppe budgétaire de 300 millions DH a été allouée.
Deux ans après le lancement officiel par SM le Roi de ce programme d’urgence, ses objectifs sont aujourd’hui loin d’être réalisés, puisque les bâtisses menaçant ruine continuent de s’effondrer l’une après l’autre comme des châteaux de cartes. Mardi dans la métropole, quatre maisons se sont affaissées avec en prime deux morts et un blessé dans un état critique. Entre mai et juin derniers, pas moins de dix personnes ont trouvé la mort dans différents écroulements à l’ancienne médina. Le 9 juin 2012, une commission gouvernementale a été créée sur Hautes instructions royales, pour procéder à un recensement exhaustif des habitations menaçant ruine à Casablanca et dans d’autres médinas du Royaume. Après une première réunion, le jour même, sous la présidence du chef de gouvernement, on n’entend plus parler de cette commission, baptisée «de crise». La preuve en est que la crise est toujours là et le pire n’est pas à écarter surtout avec de nouvelles précipitations prévues.

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