Éditorial : Manip

Les auteurs de la manipulation du pré-rapport européen sur la situation des droits de l’Homme ont-ils agi, de bonne foi, pour la défense d’une cause qu’ils jugent honorable et défendable — ce qui constitue un acte authentique de malhonnêteté intellectuelle ? Ou se sont-ils, tout simplement, compromis, en connaissance de cause, dans un acte crapuleux, ce qui relève de la malhonnêteté tout court? Or, il se trouve que, dans cette scabreuse affaire, nous retrouvons de vieilles connaissances. Des espèces de personnages douteux au parcours interlope dont la mauvaise foi, la déloyauté et la duplicité sont le viatique exclusif. A chaque fois, ils sortent des poubelles nauséabondes de l’histoire comme le diable sort de sa boîte miteuse. Mais la question n’est plus là. Cela fait longtemps qu’elle a été tranchée. Ce qui est central, par contre, et réellement préoccupant, c’est comment une institution crédible, politiquement responsable et éthiquement qualifiée, comme l’institution européenne peut-elle prêter le flanc à ce genre de manœuvres indignes ? Ne sommes-nous pas en droit d’attendre, et de recevoir, une réponse convaincante de la part du Parlement européen à ce sujet ? Ça serait la moindre des choses.

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