La guerre illégale

La guerre illégale

Bush fait basculer le monde dans la guerre. Une guerre illégale et illégitime qui exprime uniquement une volonté de puissance hégémonique portée, exclusivement, d’une manière dangereuse et irresponsable, par un président américain livré à lui-même et à ses fantasmes belliqueux.
Dans quel état sera le monde après ce précèdent grave ? Quel poids aura encore le droit international dans le concert des nations? Que pèsera encore une ONU discréditée et ridiculisée par ce conflit unilatéral ? Quels rapports prévaudront à l’avenir entre les cultures et les civilisations du monde que cette guerre inutile heurte pour une longue durée? Et, finalement, quelle garantie avonsnous à l’avenir pour que cette croisade messianique de Bush ne polarise pas tous les terrorismes de la planète ? Nous n’avons aucune réponse à ces nombreuses questions. Bush non plus. Mais lui, il ne se soucie pas de ce genre de futilités. Il voulait, dans une vision réduite et simpliste, la guerre, uniquement, pour l’Amérique, sa puissance, ses intérêts. Il a eu sa guerre, mais il n’est pas évident qu’avec lui l’Amérique puisse atteindre les objectifs qu’il lui a fixés.
Le divorce entre l’Amérique et Bush, au-delà de l’euphorie guerrière actuelle, est patent. Il a engagé son pays, qui en prendra conscience rapidement, dans une voie sans issue. Une sorte d’impasse politique, diplomatique et stratégique qui place les USA en marge du droit international et dont les retombées seront plus que néfastes pour ce pays et les valeurs qu’il entend incarner. La défaite morale de Bush est déjà là. La défaite politique viendra en son temps et il s’agira à ce moment-là, pour les vrais démocrates américains, de réparer les dégâts d’une administration, mal élue, aussi aléatoire qu’incompétente.
Encore une fois Bush n’est pas l’Amérique et l’Amérique n’est pas Bush. Ce dernier, tout à son délire mystique et à sa paranoïa militaire paroxystique est en train de faire parler ses armes. Il peut jubiler. Nous, on contemple, dans le regret et le chagrin, le désastre. On compte les morts qui se multiplieront au fur et à mesure que la machine implacable de guerre montera en puissance. On assiste aux premières loges de la désinformation à la liquidation d’un peuple en se demandant qui sera le prochain peuple sur la liste. Telle est la volonté de Bush et tel est le projet qu’il forme pour l’humanité dans le sang, dans les larmes, dans la douleur et dans la destruction. Qui pourra l’arrêter ? Personne.

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