L’agriculture marocaine au service de l’Afrique

L’agriculture marocaine au service de l’Afrique

Les représentants de haut rang de plusieurs pays africains sont désormais chaque année au rendez-vous de Meknès pour s’inspirer, entre autres, de l’expérience marocaine. Pour l’édition de cette année, la thématique choisie pour les Assises se trouve être parfaitement en phase avec les préoccupations de beaucoup de pays africains.

Neuf ans déjà. C’était en avril 2008 que le Plan Maroc Vert faisait pour la première fois son apparition dans le paysage médiatique marocain. Il ressemblait à un réel pari ambitieux sur un secteur que beaucoup donnaient pour moribond, voire irrécupérable. Pourtant neuf ans plus tard, le Plan Maroc Vert est devenu une success story en matière de stratégies sectorielles. Et chaque année, le Salon international de l’agriculture au Maroc arrive, au mois d’avril, comme un moment solennel pour faire le bilan du Plan et baliser le chemin pour les années à venir. Tirant profit aussi de la formidable mutation qu’a connue l’agriculture marocaine, le SIAM est également devenu un rendez-vous incontournable pas seulement pour les professionnels locaux mais du monde entier et particulièrement des pays africains.

L’Ethiopie, le Rwanda, la Guinée, le Sénégal… la liste est longue. Les représentants de haut rang de plusieurs pays africains sont désormais chaque année au rendez-vous de Meknès pour s’inspirer, entre autres, de l’expérience marocaine. Pour l’édition de cette année, la thématique choisie pour les Assises se trouve être parfaitement en phase avec les préoccupations de beaucoup de pays africains. La gestion de l’eau et la sécurité alimentaire sont, en effet, deux problématiques majeures auxquelles sont confrontés les pays africains. Ce n’est pas un hasard, non plus, si au cours des nombreuses visites royales en Afrique une bonne partie des conventions signées porte justement sur des projets directement liés à ces problématiques. Gestion des ressources en eau, irrigation, production d’engrais, formation, recherche et développement, développement de nouvelles filières… ce sont là, entre autres, des leviers activés au Maroc et qui ont donné des fruits. C’est une expertise qui peut et doit être partagée avec le continent tout comme le Maroc a beaucoup à apprendre des expériences d’autres pays africains. Au passage, cet esprit d’échange, de partage et d’action collective est aussi le meilleur et le seul moyen pour l’Afrique de devenir audible, de se positionner en force. L’initiative dite Triple A, pour l’adaptation de l’agriculture africaine, a fait d’ailleurs son entrée dans l’agenda international du climat depuis la COP22 de Marrakech. A travers cette initiative fédératrice, les pays africains ont réussi à interpeller la communauté internationale sur les défis et les menaces des années à venir.

Du coup, le Salon et les Assises de l’agriculture de Meknès ne sont pas un simple rendez-vous professionnel annuel mais véritablement un moment fort où le Maroc et les pays africains examinent et tracent ensemble la feuille de route d’un secteur vital dont dépendent l’avenir et la survie de tout le continent…

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