Le sens d’un voyage

Le sens d’un voyage

Il est inutile de signaler que le voyage royal dans les provinces du sud, à Laâyoune et à Dakhla, intervient à moment où la tension régionale est à son paroxysme. Cette tension est née à la suite de la proposition par Abdelaziz Bouteflika d’un plan de partition du Sahara marocain aux Nations unies. Le rejet de cette proposition a été unanime.
En Algérie, les militaires au pouvoir ont été obligés de mettre au pas le président et de l’envoyer – une première pour un président algérien – à Tindouf calmer le désarroi des mercenaires. Comme un vulgaire VRP des généraux.
Au Maroc, un front national s’est dressé patriotiquement contre les manoeuvres de Bouteflika, à part quelques basses tentatives de désinformation faisant état de l’acceptation de notre pays de la quatrième voie sous six conditions en provenance du quotidien catalan El periodico, sous la plume de l’habituel d’Antonio Baquero grassement relayé par son habituel et néanmoins honorable correspondant local. À part cette broutille de barbouzes en déshérence, l’unité est de mise.
La visite de S.M. le Roi dans les provinces du sud, elle, revêt un autre caractère. Elle vient signifier à ceux qui peuvent en douter que la souveraineté marocaine s’exerce sur tout le territoire national de Tanger à El Gouira. Pas une once de ce territoire ne respire en dehors des valeurs de la Monarchie marocaine dont le souverain est le garant suprême de l’intégrité territoriale.
Aller faire une provocation supplémentaire et inutile à Tindouf pour rasséréner un mouvement de mercenaires séparatistes traversant une crise d’identité très grave à la suite des bévues de son «souteneur» est une chose. Le voyage du Roi du Maroc et de son gouvernement dans les provinces du sud en est une autre. Aucun parallèle ne peut être fait entre une forfaiture manifeste grossièrement maquillée en soutien à une autodétermination d’un peuple improbable et la visite d’un chef de l’État et de son gouvernement dans des provinces pacifiques, paisibles suivant le cours de leur développement dans le cadre d’une unité nationale solide et séculaire. Il s’agit là de la vraie frontière entre la légalité, la légitimité et des gesticulations pseudo révolutionnaires portées par des ambitions territoriales aussi grotesques et démesurées que caricaturales.
Le Sahara est marocain, la souveraineté marocaine y est totale. Les populations de nos provinces du Sud ne vivent pacifiquement leur diversité ethnique et tribale que sous la monarchie marocaine et les valeurs d’union, de cohésion, d’émancipation et d’autonomie qu’elle offre à l’ensemble des Marocains. C’est ce fait national profond qui est désormais incontournable.

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