Leçon allemande

Leçon allemande

Les Allemands ont renouvelé leur confiance, pour la troisième fois consécutive, en leur chancelière Angela Merkel. Originaire d’Allemagne de l’Est au moment de la Guerre froide, rien ne prédestinait cette femme à une telle carrière politique.

Merkel a non seulement été élue pour la troisième fois, mais elle a surtout pu avoir une majorité confortable au Bundestag (Parlement fédéral allemand) contrairement aux sondages qui lui annonçaient une victoire serrée.

C’est une vraie leçon politique que donne le parti de la chancelière, en battant d’autres formations politiques qui, pourtant, promettaient plus de taxes sur les riches et moins sur les pauvres, ainsi qu’une revalorisation des rémunérations des heures de travail (le seuil minimum rémunérant les heures de travail n’existe pas en Allemagne).

Merkel a eu l’intelligence, contrairement à ses rivaux, de s’adresser à la logique et à la raison des Allemands lorsqu’elle affirme, par exemple, qu’une hausse des impôts provoquerait une fuite d’investissements à l’étranger, et donc moins d’emplois. Le pragmatisme de la chancelière a battu le populisme des autres. Une leçon allemande à méditer par certains politiques chez nous.

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