Les masques sont tombés

L’arrestation de Ali Salem Tamek, cette semaine, signe l’arrêt du processus rampant de banalisation du discours séparatiste. Le message est clair. La démocratie marocaine ne prend pas en charge un débat qui met en cause son intégrité territoriale. Dans un pays en état de guerre, tout ce qui porte atteinte à son unité dans le combat relève de la trahison. Ali Salem Tamek, en se qualifiant lui-même comme agent du Polisario et par conséquent comme mercenaire à la solde de l’Algérie, devra assumer ses responsabilités face à la loi. La posture surfaite de «combattant de l’intérieur» l’oblige désormais à faire face, seul, à son engagement frontal malgré le soutien, caricatural et ridicule, d’une presse espagnole plus primairement anti-marocaine que jamais. Mais peu importe, on peut créer des icônes pour les besoins d’un papier commandé relevant d’une stratégie à présent dévoilée mais on ne peut pas faire du mensonge, de la manipulation et de la désinformation permanente des attributs déontologiques. Les masques sont tombés.
Ces pseudos-spécialistes du Maroc -en fait, ils le sont mais pas dans le journalisme- devront un jour nous expliquer pourquoi, pour faire entendre légitimement leurs voix, plus de 250 intellectuels marocains se voient dans l’obligation d’acheter de l’espace dans les publications espagnoles alors que les colonnes de celles-ci sont totalement et sans conditions d’équité ouvertes en permanence à la vulgate séparatiste. Il va falloir aussi que ces parangons de la démocratie à géométrie variable et du faux professionnalisme nous expliquent quel type de hiérarchie de l’information ils invoquent pour passer sous silence la situation inhumaine des prisonniers marocains à Tindouf, un rassemblement de Marocains résidents en Espagne, le retour d’un fondateur historique du Polisario dans son pays, une manifestation unioniste à Laâyoune ou un appel d’intellectuels marocains alors qu’ils servent de la soupe, tous les jours que le bon Dieu fait, à des mercenaires à la solde du pouvoir algérien.
Mais tous comptes faits, on ne peut décemment exiger un comportement éthique ou déontologique de quelqu’un qui a délibérément choisi de servir la supercherie contre la vérité historique, la haine contre l’amitié entre les peuples, la déstabilisation aventureuse contre les promesses d’un avenir en commun, le mensonge contre la réalité des faits, et, finalement, la malhonnêteté intellectuelle contre l’intégrité morale.
Il est finalement bien normal quand on profite des douceurs de l’accréditation à Rabat de donner la pleine mesure de son talent dans la falsification et la désinformation pour se convaincre mollement que l’on fait correctement son métier alors que l’on sait intimement que le minimum des devoirs professionnels est trahi. Le jeu est, désormais, clair et nous ne laisserons pas faire. La noblesse de notre cause transcendera toujours leurs petits et vils calculs.

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