Marque déposée

Marque déposée

Le PJD marocain devrait demander des comptes à son homologue le PJD turc. L’usage que fait ce dernier de leur enseigne commerciale commune est préjudiciable à la marque. Il est obligatoire, en ces temps de mondialisation, de libre-échange, d’ouverture mondiale du commerce et de zones franches diverses, d’être strict sur la qualité, les normes et les origines des produits. N’est pas Iso qui veut. Alors laisser des barbus fraîchement rasés et “encostardés“ vider de sa substance une marque déposée est un scandale commercial. Qu’allons-nous dire demain à la clientèle marocaine ? Que notre produit estampillé pur terroir est en train d’être galvaudé du côté du Bosphore ? C’est impensable.
Et voilà qu’on lit dans une dépêche d’agence que «les négociations entre les responsables Turcs et Américains sur les conditions du déploiement de plusieurs dizaines de milliers de soldats américains n’ont pas abouti mardi, ce qui devrait retarder le vote du Parlement turc autorisant l’arrivée de ces GIs. » On est vachement étonné ? Pas du retard dans l’accord, mais du fait que ces négociations anti-commerciales aient lieu. Il faut, dare-dare, saisir le Conseil de sécurité de l’OMC. C’est carrément de la concurrence déloyale.
On apprend aussi que « Le ministre des Affaires étrangères,Yasar Yakis, a affirmé qu’un « accord de principe » avait été trouvé avec Washington sur les conditions politiques et militaires du déploiement de 62.000 soldats, mais que quelques points restaient en suspens concernant les aides économiques promises.» Donc, c’est bien du fric qu’il s’agit. On ne peut imaginer qu’un abus de position dominante de cette nature puisse exister sans que tous les dépositaires de la marque ne soient ristournés.
Mais le plus grave dans cette affaire, c’est que notre marque à nous est antérieure à celle des Turcs. Le devoir national, le patriotisme, la foi et le bon sens des affaires terrestres doivent nous imposer une réaction vigoureuse. Non, à la spoliation d’un fonds de commerce national. Cassons les prix. Améliorons la qualité. Créons une charte du consommateur. Ouvrons un numéro vert. Faisons des “discounts“. Lançons des cartes de fidélité. Mais barrons la route aux Turcs. Bombardons d’oeuvres impies le détroit des Dardanelles et restaurons notre PJD local et originel dans ses droits fondamentalistes.
Abdelilah Benkirane Yourgulü n’a rien à envier à Memet II. Et Mustapha Ramid Lütfen ne doit pas rougir face un Abed Pacha, alias Ahmet Izzet. Nos jeunes Turcs, à nous, ont de la surface commerciale. Qu’on se le dise. Ils peuvent tout négocier. Mais si à chaque fois qu’on donne une franchise à quelqu’un, il fout en l’air le label, où allons nous ? Dans ces conditions, il n’y aura plus de Coca-Cola, de Mac Donald’s ou de Gillette. Vous voyez les dégâts d’ici.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *