Mauvaise publicité

Mauvaise publicité

En matière de marketing, les réactions, même négatives, sont parfois bonnes à prendre pour la visibilité. L’essentiel pour une marque, un produit, une entreprise est que l’on en parle. C’est bon pour la notoriété dit-on. Mais cela ne marche pas à tous les coups. Le cas de la décharge de Médiouna de Casablanca risque demain de se retrouver devant une Cour d’arbitrage internationale (voir dossier pages 4 et 5). On ne peut pas dire que cela fera de la bonne publicité pour Casablanca et pour le Maroc de manière générale. Il ne fera pas bon que le linge sale de la gestion défectueuse de Casablanca soit dévoilé au grand jour devant des magistrats et des médias internationaux.

Comment pourra-t-on expliquer et justifier à un magistrat américain que les élus de la plus grande ville du Maroc soient au courant depuis 20 ans d’un drame écologique et n’aient rien fait pour le solutionner? Comment les élus et responsables nommés de la ville de Casablanca se défendront-ils de n’avoir pas rempli leurs obligations les plus basiques ? Comment le gouvernement et donc l’Etat marocain, signataire de l’accord de libre-échange avec les Etats-Unis, pourra-t-il expliquer à un auditoire américain son inertie et son laxisme face à une bombe sanitaire aussi grave que la décharge de Médiouna ? Que dira-t-on, enfin, pour expliquer aux membres d’un tribunal américain qu’au Maroc la signature d’un contrat n’engage en rien un responsable public ?
Merci d’avance aux élus de Casablanca pour la «bonne» publicité qu’ils feront de leur ville et de leur pays…

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