Passage pour l’Afrique

Passage pour l’Afrique

Ce lundi 3 septembre, les leaders du continent africain ont rendez-vous à Pékin avec la troisième édition du Forum Chine-Afrique. Comme les Japonais, les Turcs, les Américains et les Européens, les Chinois savent pertinemment que le continent africain sera, dans les décennies à venir, un passage forcé pour les grandes économies du globe. D’abord pour la taille de son marché qui dépassera le milliard de consommateurs d’ici 2020. Ce qui représente un gigantesque marché en matière de produits de grande consommation et d’équipement et, donc, une aubaine pour les opérateurs télécoms, les banques, les assurances, les producteurs d’agroalimentaire, les sociétés de services… Ceci est d’autant plus vrai que le niveau d’équipement des ménages africains est encore bas.

Mais ce n’est pas tout. Au-delà de l’opportunité économique par la taille de son marché, l’Afrique présente un enjeu pour les grandes puissances et surtout pour les multinationales qui sont à la recherche de ressources supplémentaires et de matières premières. Mais les Chinois, entre autres, savent bien que d’un côté, l’Afrique n’est pas un ensemble homogène et que, de l’autre côté, une pénétration réussie requiert de connaître des codes spécifiques au continent. Cette connaissance de l’Afrique, des pays comme le Maroc peuvent en être d’excellents fournisseurs. Dans une région comme l’Afrique de l’Ouest, par exemple, l’ancrage du Maroc, économique, historique, culturel, religieux, peut en faire un partenaire précieux pour la Chine et pour d’autres. Dans les années qui viennent, le vrai défi pour le Maroc consistera à se poser véritablement comme le passage obligé vers l’Afrique…

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