Petit bonjour

Les Sahraouis sont des nomades. C’est un appel irrésistible à embrasser l’horizon et à le modeler en fonction des soifs, des errances et des appétits les plus secrets. La nature fait son œuvre à travers une culture déambulatoire, insaisissable, fugitive, dont tout le patrimoine, réel, est suspendu, éthéré, entre ciel et terre. Les corps, seuls, demeurent, parfois, disponibles à recevoir des écritures sacrées. Une vague transcription d’une mémoire qui doute, balayée par des vents chargés de grains de désirs. Un vide monumental où règnent des solitudes oubliées. Rien n’est différent.
Ici, ailleurs, le passé, l’avenir. Tout glisse, tout coulisse, tout bouge et rien ne change. Tout est, en même temps, pareil. Un désert peuplé de destins évanescents, entremêlés, livrés la nuit aux étoiles improbables et le jour aux illusions des hommes perdus. On m’a dit que Guejmoula Bent Abbi a quitté le Mouvement populaire pour le bureau politique du PPS. C’est dans sa nature. Je voulais en faire un papier, mais, finalement, je n’ai pas pu.

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