Petit bonjour

La justice marocaine vient de condamner un éditeur de presse à un an de prison avec sursis et 100000 dirhams d’amende. Motif : diffamation envers le président algérien Abdelaziz Bouteflika. Aujourd’hui même, un lecteur nous apprend que : «Dans l’éditorial du 8 mai 2006 , le journal “Le Jour d’Algérie“, après s’en être pris à l’ex-président algérien Ahmed Ben Bella pour sa prise de position dans l’affaire du Sahara marocain, (…) a traité la personne du Roi du Maroc d’un qualificatif outrageant. On aimerait bien connaître la réaction des autorités algériennes et celle de l’ambassadeur de ce pays au Maroc vis-à-vis de ce journal. Il convient de signaler, à ces messieurs, que le Maroc juge actuellement un journaliste marocain pour offense au président algérien». Notre lecteur a parfaitement raison mais ce qu’il ne sait pas, c’est que c’est tous les jours comme ça. Pourquoi ? Parce que la presse algérienne, quand il s’agit du Maroc est, absolument, autonome, libre et indépendante. C’est le seul, et l’unique, sujet où sa marge de manœuvre politique est la plus faible, ou quasi nulle, et où le discours utilisé est le plus exalté et le plus sublimé. C’est un mécanisme de compensation assez connu dans tous les cas typiques de frustration, notamment dans le domaine sexuel. C’est la seule explication plausible.

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