Petit bonjour

Le démantèlement de la cellule «Ansar Al Mahdi» a posé, par ricochet, chez nous, un sérieux problème entre les nécessités de l’information de l’opinion publique, notamment par la presse, et les contraintes de la lutte contre le terrorisme. Le problème étant de savoir à quel moment les informations données par la presse peuvent porter préjudice à l’enquête, dévier son cours ou favoriser les terroristes. C’est, certes une question de fond – assez inédite pour nous – mais, elle est posée avec la même acuité, et depuis longtemps, dans tous les pays du monde engagés dans la lutte contre le terrorisme.
Les impératifs de cette lutte de tous les instants, de cette vraie guerre à laquelle font face avec beaucoup de courage les services nationaux de sécurité, ne peuvent en aucun cas suspendre l’Etat de droit ou mettre entre parenthèses la démocratie et son élément constitutif qu’est la liberté d’expression. Le remède pouvant être pire que le mal. Cette régression est, en réalité, le premier objectif recherché par les terroristes et la démonstration du bien-fondé de leurs thèses destructrices. Sinon, pour ce qui nous concerne, tous les acteurs de la démocratie marocaine, y compris la presse, dans sa grande majorité, ont une conscience aiguë des intérêts majeurs de notre pays. Aucune personne responsable et  sérieuse n’est disposée à jouer avec la sécurité de la nation. Le problème pour nous tous est d’apprendre à vivre avec cette nouvelle donne qu’est la menace terroriste permanente. L’information est, stratégiquement, un des éléments de la lutte contre ce fléau et un des moyens indépassables de mobilisation de la société.

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