Petit bonjour

Permettez-moi de douter de la noblesse de ce «Chérif Bin Louidane». On a, tellement, été estomaqué par cette affaire que mes semblables et moi-même n’avions pas eu le temps de vérifier l’authenticité de son extraction. Un titre de noblesse convenable doit, en général, être adossé à un arbre solide. Un sapin de préférence. C’est la règle. Si le titre est entre deux eaux comme celui de Mohamed Kharraz, le doute est, alors, légitime. Il reste, ensuite, à examiner les traits caractéristiques de cette qualité. Outre la filiation, un chérif est économe dans la parole, mesuré dans la critique, généreux et fondé dans les compliments, prodigue et exalté dans les prières et les bénédictions et, finalement, pudique et courtois en société. Moi, je n’ai pas connu ce Mohamed Kharraz – je le jure -, donc, et par conséquent, je n’ai pas eu à connaître de ses qualités, de ses capacités ou de ses aptitudes au Chérifat. Une seule chose, pourtant, a étonné. Généreux en cavale, ce « Chérif Bin Louidane » s’est avéré être très bavard en cabane. Il parle trop, il balance pas mal et, surtout, il mouille à grandes eaux tout le monde. L’eau est, certainement, un élément essentiel de la purification, mais son usage doit rester symbolique.

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