Petit bonjour

Cette histoire du Kenya est une bonne nouvelle pour l’Afrique en général et pour le Maroc en particulier. En retirant sa reconnaissance à la RASD, le Kenya montre à l’évidence que sur notre continent malade il reste encore quelques principes de base qui n’ont pas été balayés par les gazo-dollars algériens. Faire valoir face à autant d’argent, une position de principe est non seulement une posture vertueuse exceptionnelle mais un acte de bravoure intellectuelle rare. Que va-t-il se passer si on ne peut plus acheter les Africains ? L’Afrique va, certainement, redresser la tête pour renouer avec la dignité qui a toujours été la substance nourricière de son identité. Ce retrait est une bonne nouvelle, aussi, pour notre pays pour la simple raison qu’il vient retourner à notre avantage une situation que les Algériens ont tout fait, ces derniers mois, en usant de moyens colossaux d’Etat, pour qu’elle nous soit préjudiciable. Le retournement de la situation est réel et, le retour sur investissement étant faible, le désarroi actuel d’Alger est justifié. Une victime collatérale de cette situation c’est, naturellement, l’Afrique du Sud. Son alignement sur Alger qui fait d’elle une partie «impliquée» dans un conflit compliqué pris en charge par les Nations Unies, limite ses marges de manœuvres régionales. Ce pays ne peut plus prétendre au rôle de faiseur de paix qui est la seule dimension qui pouvait légitimer,  durablement, un leadership continental naissant. Grave échec au Sahara marocain et échec flagrant en Côte d’Ivoire où là aussi il y a eu un alignement néfaste sur une partie  qui a eu un impact négatif sur les efforts de paix de la communauté  internationale et sur le dialogue entre Ivoiriens.

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