Petit bonjour

«Nous entendons aller résolument de l’avant pour consolider notre édifice démocratique par le biais d’une régionalisation avancée qui représente l’épine dorsale de l’Etat moderne dont nous sommes en train d’asseoir solidement les fondements.» Cette conviction royale exprimée dans le discours du 31ème anniversaire de la Marche Verte donne au choix de la régionalisation une dimension qui va, largement, au-delà de l’offre d’autonomie comme solution juste, définitive et généreuse à l’affaire du Sahara marocain. Il inscrit la régionalisation comme un attribut essentiel d’un Etat moderne et démocratique et une propriété fondamentale de la citoyenneté quand celle-ci est vécue d’une manière active et responsable. À terme, il est fort probable que l’édifice institutionnel, tel qu’il est contenu dans le texte fondamental, soit réaménagé autour de ce principe. Cependant, il reste un problème de fond. Avons-nous l’élite politique régionale susceptible de faire vivre cette ambition nationale ? En l’état actuel de notre vie publique, il est permis d’en douter. À titre d’exemple, tout ce que la deuxième Chambre charrie comme déceptions profondes, refroidit bien des ardeurs. Et tout ce qui se passe dans et autour du Conseil de la ville de Casablanca -une vitrine du pays ?- choque profondément l’opinion publique. Il y a d’un côté une volonté royale affirmée de moderniser l’Etat et de consolider la démocratie par une régionalisation très avancée. Et il y a d’un autre côté, l’état peu satisfaisant de l’élite politique régionale -y compris sahraouie- qui nécessite une mise à niveau volontariste probablement plus douloureuse que prévue pour donner corps «honorablement» à des exécutifs et à des parlements régionaux crédibles et respectés.

loading...
loading...

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *