Petit bonjour

Après l’attentat de l’aéroport de Madrid, les séparatistes basques, en Espagne, considèrent que le cessez-le-feu est toujours en vigueur. Pendant la trêve «permanente», les hostilités continuent ! C’est, au moins, déconcertant. À chaque fois que le terrorisme basque frappe chez nos voisins du Nord, on ne peut s’empêcher – malgré toute la compassion du monde– de regretter le peu de cas qu’ils font eux des méfaits du séparatisme qui est infligé à notre pays. Là aussi c’est, au mieux, déroutant. Pourtant, globalement, ni l’approche espagnole – notamment celle, sérieuse de Zapatero – qui conduit à la paix par le biais d’un dialogue assumé ni la démarche marocaine qui offre une large autonomie dans un cadre national digne et évolué, n’arrivent, encore, à endiguer les pulsions destructrices de ces deux séparatismes. L’un est nourri d’un romantisme révolutionnaire criminel qui aboutit fatalement au meurtre d’innocents et l’autre est pétri d’une servilité mercenaire qui transforme des hommes fiers en captifs de camps de la honte et en auxiliaires soumis d’une cause qui n’est pas la leur. Des deux côtés du détroit, le même phénomène s’exprime de manière plus ou moins hideuse, plus ou moins violente, mais son appréciation est hypocritement différente. C’est, au pire, incompréhensible, si ce n’est totalement inconcevable.

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