Petit bonjour

Le procès de Ahmed Laâroussi qui se déroule actuellement à Salé prend des allures cocasses. C’est une grosse affaire de trafic de drogue et de voitures. Trente et une personnes sont poursuivies dont 10 policiers – 7 en état d’arrestation et 3 sous contrôle judiciaire – et 7 femmes, dont, selon la MAP, l’épouse, en fuite, de l’accusé principal. Au compte, cela fait une belle brochette. Mais le plus frappant, si l’on peut dire, c’est la stratégie de défense de Ahmed Laâroussi. Ce n’est ni la rupture, ni la connivence, ni, encore moins, le fameux «plaider-coupable» anglo-saxon. C’est du n’importe quoi bien de chez nous. L’avocat du présumé bénéficiant de la présomption demande une expertise psychiatrique au motif que son client, étant atteint d’une maladie mentale, ne pouvait être responsable des faits qui lui sont reprochés. Un argument comme un autre, me direz-vous. «L’innocence a parfois l’apparence du crime», mais il ne faut, tout de même, pas trop présumer.

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