Petit bonjour

Finalement, en soi, le vrai problème de la politique marocaine n’est pas, uniquement, la persistance de vieux leaderships finissants. Le temps fera irrémédiablement son œuvre. Certains d’entre eux ont, certes, connu la légitimité, la popularité voire la gloire militante. Or, il se trouve qu’ils sont, aujourd’hui, souvent décalés. Dans l’ensemble, ils sont  dépassés, même si on ne peut pas, toujours, prendre leur bonne foi à défaut. Le problème n’est pas eux –ou n’est pas qu’eux. Pas seulement, en tout cas. Il y a, surtout, toute une racaille qui vit de cette situation. Des hommes sans valeurs, ni dignité. Des hommes de mains. Des seconds couteaux. Des porte-flingues, parfois, déguisés, pour le malheur de notre profession de journaliste, en porte-plumes. Ceux-là, les plus dangereux pour notre société, vivent des déchets –j’allais dire conceptuels, mais c’est trop pour eux– que régurgitent ces personnalités historiques rattrapées par l’accélération du temps. Bien sûr, qu’il faut des partis politiques pour faire vivre la démocratie. Bien sûr, la solution à nos problèmes n’est ni dans la technostructure triomphante ni dans le nihilisme rampant. Bien sûr, qu’il faut que tous les acteurs de la vie sociale concourent à soutenir la crédibilité de l’action partisane responsable –nous le faisons tous les jours à ALM et avec tous les partis politiques sans exception. Mais, en revanche, personne d’entre-nous, n’est condamné à  s’accommoder de la médiocrité ou de la bassesse surtout quand celle-ci se veut –sans talent, bien évidemment– être ironique, alerte ou intelligente.

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